Navigation

Histoire

Document rédigé par monsieur Jean RICHEBÉ, mis à jour par Maurice FRIOT, Président du GRHESAC*.

*Groupement de Recherche Historique Et de Sauvetage Archéologique du Castillonnais

Il existe en France une quinzaine de communes portant le nom de « Castillon », qui évoque une place fortifiée, mais une seule a ajouté à son nom le souvenir d’une « bataille » qui a marqué son histoire.

Dès l’an 845 la ville de Castillon est mentionnée : il est alors question de « Castillon qui est sur le fleuve Dordogne », siège de la vicomté de Castillon créée par Charlemagne. Autour d’un castrum s’est progressivement développée une cité entourée de remparts où l’on pouvait entrer par trois portes, dont l’une, au bord de la Dordogne, subsiste sous le nom récent de « porte de fer ».

La porte de fer – rue de la porte de fer

La vicomté de Castillon dépend du duché d’Aquitaine : en 1152, la duchesse Aliénor, après l’annulation de son mariage avec le roi de France Louis VII, se remarie avec Henri Plantagenet, roi d’Angleterre deux ans plus tard. Les rois d’Angleterre étant désormais ducs d’Aquitaine.

La reconquête de l’Aquitaine par la couronne de France sera l’un des enjeux de la Guerre de Cent Ans, dont la dernière grande bataille se livre précisément, le 17 juillet 1453, sur la pleine de Colle, commune de Lamothe. Le célèbre chef anglais John Talbot y est tué, son armée défaite s’enfuit, Castillon tombe aux mains des Français le 20 juillet, Bordeaux en octobre, l’Aquitaine revient en « l’obéissance du roi de France ».

Au siècle suivant, la ville, qui porte le nom de « Castillon en Périgord » ou « Castillon sur Dordogne », connaît de nouveaux troubles avec les guerres de religion. La population s’est majoritairement convertie à la religion réformée, Henri de Navarre, futur Henri IV, passe plusieurs fois à Castillon, et en 1586 la ville, après un long siège, est prise par les catholiques du duc de Mayenne, qui la pillent. Toutefois les protestants la reprendront dès l’année suivante.

Malgré une relative accalmie après l’édit de Nantes (1598), les troubles ne s’arrêtent pas vraiment : en 1624, sur ordre de Louis XIII, les remparts sont arasés.

Au XVIIIème siècle, la ville est prospère, grâce au trafic fluvial et à l’action de la jurade .Elle change d’aspect notamment autour de la construction d’une nouvelle église destinée à remplacer l’ancienne église en ruine (1746) et d’un hôpital (1789-1791, actuellement hôtel de ville) au bord des « Allées » nées du comblement de l’ancien fossé. C’est l’affectation tardive d’un legs du Maréchal de Turenne, vicomte de Castillon, tué en 1675 après avoir abjuré la religion protestante et s’être converti à la religion catholique, qui permet ces deux constructions, autour desquelles se bâtissent de belles maisons.

La Révolution Française est marquée par l’épisode sanglant des proscrits Girondins, dont trois se cachent quelque temps à Castillon avant leur fin tragique aux portes de la ville (un monument le rappelle au bord de la route de Castillon à Libourne).

C’est seulement en 1835 que la Dordogne peut être franchie par un pont suspendu, en 1875 que le chemin de fer relie Castillon à Libourne et Bergerac, et en 1905 qu’un second pont (dit de Tranchard) soulage le vieux pont en mauvais état.

Pont de pierre

La seconde guerre mondiale voit l’arrivée de nombreux réfugiés de l’est de la France, dont certains resteront, et l’occupation de la ville par l’armée allemande. Castillon devient ville frontière, puisque la ligne de démarcation passe aux portes de la ville ; les « passeurs » sont nombreux et s’inscrivent dans notre histoire, avant la libération de la ville par le maquis.

En 1953 Castillon, pour le 500ème anniversaire de la bataille de 1453, prend le nom de « Castillon la Bataille ».

La mort du Général Anglais Talbot

La mort du Général Anglais Talbot – Tableau de Larivière

Association de recherches historiques : le GRHESAC

Le GRHESAC est une association de la loi de 1901 dont le siège est situé à la Mairie de Castillon. Elle s’efforce de mieux connaître et faire connaître l’histoire de Castillon et de sa région. Elle a publié :

• – Histoire de Castillon sur Dordogne (réédition) de Fernand Guignard
• – Castillon et sa région à travers les âges de Henri Bardon (épuisé)
• – Début du siècle en Castillonnais par la carte postale (épuisé)
• – Les plus anciens récits de la bataille de Castillon (2003) (épuisé)
• – Castillon à l’heure allemande 1939-1945 (2005) (épuisé)
• – L’histoire de la bataille de Castillon (juin 2008)
• – Version anglaise de l’histoire de la Bataille (juin 2009)

Bulletins annuels :

– 13/ Le monument aux morts de Castillon
– 12/ La guerre de Pierre Burnateau
– 11/ L’année 1916
– 10/ L’année 1915
– 9/ Juillet-août 1914
– 7-8/ La commune de Capitourlan
– 6/ Le prieuré de la Fayotte
– 5/ Les Carmes de Castillon
– 4/ Ce que vous auriez pu voir à Castillon
– 3/  Les panneaux signalétiques et l’ancienne horloge électrique
– 2/ L’immigration aragonaise en pays castillonnais
– 1/ Les Carmes, le Rieuvert, la Lidoire et le domaine des labours

Le GRHESAC organise chaque année une conférence sur l’histoire locale et publie un bulletin.

Suivre le GRHESAC :
Site internet et page facebook

Permanences les lundis et jeudis après-midi, 7 allées de la République à Castillon.